APIA AAGIR

Conférence AAGIR du 24 mai 2022

Le 24 mai s’est tenu à AUDENCIA en partenariat avec APIA une nouvelle conférence AAGIR*

André SOBZAC (Titulaire de la Chaire Impact Positif d’Audencia et Délégué général RSE), avec ses compétences académiques, est d’abord revenu sur l’historique et les caractéristiques des entreprises à mission

  • C’est le prolongement de la démarche RSE (responsabilité sociale et environnementale)Le coup d’accélérateur a été donné par le rapport Notat/Sénard en 2018 qui sécurise cette démarche avec un cadre juridique adapté : l’inscription dans les statuts de l’entreprise et la création du comité de mission.
  • Répond à la question essentielle : quelle est la raison d’être de l’entreprise.
  • Sa mise en œuvre est le résultat d’un travail de fond avec les salariés, le management, le conseil d’administration et également sur l’environnement de l’entreprise : clients, fournisseurs, partenaires.
  • Obligation de formalisation un objectif écologique et/ou social.
  • Mise en place d’un comité de mission garde-fou pour suivre et surveiller la mise en place des actions.

L’inscription dans les statuts de l’entreprise de cette qualité vient couronner cette démarche et lui apporte pérennité.

Les intervenants confirment cette vision liée à la réalité de l’entreprise : Louis Marie Chiron (membre du directoire de BDO), Yann Rolland (Président de Cetih) et Paul Bazireau (Président du directoire Groupe Charrier) ont largement décrit leur propre parcours et tracé les perspectives pour leurs entreprises.

En synthèse :

  • Cela répond aux très fortes des jeunes professionnels qui demandent du sens dans leur activité
  • Pour les salariés c’est un effet d’entrainement positif
  • C’est un exercice passionnant à mener au sein de l’entreprise
  • Pour nos intervenants les bénéfices sont les suivants :
  1. Recentrage sur l’essentiel, apporte une vision long terme
  2. Apporte de la robustesse et de la pérennité
  3. Booste la marque employeur et l’attractivité
  4. Apporte des bénéfices financiers

A contrario cette qualité définit quelques contraintes

  • Obligation des faire des choix sur les marchés de l’entreprise et sur des opérations d’acquisition
  • Pas de retour en arrière possible (la radiation de ce statut nécessite l’accord des 2/3 des actionnaires)
  • Installation d’un comité de mission qui porte un regard critique et constructif : rapport annuel public, point d’étape mensuel
  • Nécessité d’évangéliser tout le personnel

En résumé, avec cette confrontation vision académique et réalité terrain, il s’agit de concilier, avec l’entreprise à mission, les enjeux économiques, sociaux et environnementaux pour une plus grande performance.

Sans doute il s’agit là d’une évolution majeure vers un capitalisme responsable.

Contribution APIA Ile de France à la communication interne APIA avril 2022

La crise mondiale des matières premières, aggravée par l’invasion de l’Ukraine par les troupes russes, concerne quasiment toutes les filières : l’industrie et notamment l’automobile, le secteur agro-alimentaire, le bâtiment, etc. Avec pour conséquence une flambée des prix, non seulement des matières elles-mêmes (jusqu’à +100% pour le pétrole en 1 an, idem pour l’acier en 6 mois, plus de 30% pour le bois et les céréales, +100% pour les monomères de la chimie, …), mais également ceux des transports

cahier

Règles et bonnes pratiques de gestion des projets de Croissance Externe

Ce cahier proposé par APIA vise à décrire l’ensemble des étapes utiles pour mener à bien un projet de croissance externe. Peut-être démystifiera-t-il certains préjugés sur la difficulté à faire de la croissance externe en évitant des aventures mal engagées, trop tardivement préparées, génératrices de coûts élevés.
Ce cahier couvrira la description détaillée des 7 étapes à respecter et à formaliser pour s’assurer d’un processus rigoureux permettant d’éviter les risques.

photo MN

Radio Averne - Interview de Michel Nicolas, Président d'APIA

Lundi 4 avril 2022, interview de Michel Nicolas, Président d’APIA, sur radio Arverne.

https://youtube.com/watch?v=uqRnR3ueZrE

photo kedge apia

Les 3 étapes de la vie d’une entreprise : comment bien s’entourer ?

Cette conférence du 29 mars 2022 a été l’occasion d’avoir des témoignages d’experts et de dirigeants sur la nécessité de s’entourer lors des 3 étapes clefs d’une entreprise que sont la création, la levée de fonds et la cession.

photo APIA RE

Réseau Entreprendre et APIA ont co-écrit un livre sur l’importance de la gouvernance pour les PME

“Boostez la performance de votre PME grâce à la gouvernance” s’adresse à tous les créateurs et repreneurs d’entreprise

Ecrit en mode collectif par plusieurs membres de Réseau Entreprendre et d’APIA, cet ouvrage s’inspire de la réussite de plusieurs chefs d’entreprise, qui ont contribué à la rédaction de ses chapitres. Il permet aux chefs d’entreprise (créateurs et repreneurs d’entreprise) qui de s’inspirer de bonnes pratiques et de revoir les principes directeurs d’une gouvernance réussie.

Télécharger le communiqué de presse

Lire le livre

Entretien avec Sylvie Decante, co-présidente d’APIA Île-de-France

Sylvie Decante nous en dit plus sur le rôle et les missions d’un administrateur indépendant.

Elle nous explique notamment pourquoi les PME et les ETI doivent envisager de se faire accompagner par un administrateur indépendant en soulignant les apports de sa présence au sein de l’entreprise.

Article paru dans le Journal Spécial des Sociétés www.jss.fr

cahier

La Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE)

Dans le cahier RSE APIA publié en 2013, nous rappelions que la démarche RSE était une approche holistique. Initialement instituée pour le monde médical, cette pratique s’applique dorénavant au monde des affaires. Elle suppose une vision globale et intégrée des enjeux, doublée d’un diagnostic transversal axé sur les fondamentaux de la RSE. À partir de ce socle, l’entreprise conçoit ses offres de produits ou services en appréhendant des marchés, des besoins et attentes de ses parties prenantes. Un équilibre s’instaure alors entre la soutenabilité des activités menées au sein des entreprises et les grands enjeux planétaires.

photo ISR

Diner débat APIA NAI du 9 décembre 2021

L’investissement Socialement Responsable – retour sur le diner-débat du 9 décembre 2021

Le Dîner-Débat normand de NAI le 09 décembre 2021 avait lieu à Trouville sur le thème de l’Investissement Socialement Responsable (ISR). Dans ce cadre, nous avions le plaisir de recevoir Aurélie Baudhuin, Directrice de la recherche ISR du groupe Meeschaert Asset Management.

Meeschaert AM a été pionnier de la gestion éthique et ISR depuis 1983 (1° fonds éthique en France à la demande de congrégations religieuses, et signature en 2009 des « Principes pour l’Investissement Solidaires – PRI »).

Aurélie Baudhuin a contextualisé le sujet abordé et précisé la terminologie utilisée dans ce secteur, avant d’aborder les liens avec la performance. L’ISR s’appuie sur les critères ESG (Environnementaux, Sociaux/Sociétaux et de bonne Gouvernance) qui sont utilisés pour analyser et évaluer la prise en compte du développement durable et des enjeux de long terme dans la stratégie des entreprises ; il concerne à la fois les actionnaires et les parties prenantes. L’ESG est le contenu de la RSE (pour faire simple-Note du rédacteur). L’ISR c’est à la fois exclure certains secteurs d’activités (armement, tabac, pornographie, jeux d’argent, …), puis évaluer les entreprises qui ont les meilleures pratiques dans leur secteur d’activité, pour inciter à une plus grande responsabilisation des entreprises. Les pratiques évaluées concernent l’entreprise (scope1), ses parties prenantes (scope 2) et l’utilisation finale des produits de l’entreprise (scope 3).

A compter de 2022, le cadre réglementaire est renforcé, notamment par la montée en puissance du « Sustainable Finance Disclosure Reporting – SFDR), différencié selon qu’il concerne les fonds sans critères ESG (article 6), les fonds incluant des critères ESG (articles 8) ou les fonds des objectifs de durabilité (article 9). Une taxonomie européenne se met progressivement en place, impactant les activités liées à l’Environnement, puis au Social/Sociétal, mais peu encore la bonne Gouvernance. La connaissance des clients des entreprises, et leur « rapport » au critères ESG, sont également de plus en plus considérés.

La corrélation directe entre une bonne application des critères ESG et la performance des entreprises, reste difficile à évaluer. A priori les entreprises « plus typées ESG » ont été plus résilientes pendant la crise sanitaire, mais c’est à relativiser compte tenu de l’importance des thématiques Santé et Environnement dans les activités fortement sollicitées pendant la crise.

Les nouvelles règlementations vont pousser encore plus les flux vers des fonds ISR, et les investisseurs sont de plus en plus attentifs à la détection d’entreprises (Startups et PME, notamment dans l’économie circulaire) à impact fort ESG. Ainsi, le secteur ISR, perçu à juste titre comme très réglementé, n’en reste pas moins un vivier d’opportunités très intéressantes, notamment pour de futures IPO. La dynamique devrait également être soutenue par le plan d’investissement # France 2030, compte tenu de la « logique vertueuse » de l’ISR avec notamment une réflexion sur le cycle complet des produits.

Le présent article est forcément réducteur par rapport à la richesse de l’exposé d’Aurélie Baudhuin et de la qualité du débat qui a suivi. Pour les curieux du sujet, nous vous conseillons la consultation du site meeschaert.com, avec notamment les rapports d’activités annuels, et également la publication du rapport « Empreinte Océans » de mai 2020.

Il faut considérer ces réflexions sur l’ISR comme étant une branche de l’ESG, Environnement Social Gouvernance. L’ESG est la pierre angulaire pour les années à venir pour renforcer l’entreprise dans ses axes stratégiques et en lien avec son éco-système commercial, financier, industriel, auquel l’AI devra activement participé.

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